La Nasa prépare son retour sur la Lune

Alors que Barack Obama avait annulé en 2010 l’ambitieux programme Constellation de son prédécesseur George W. Bush qui prévoyait un retour des Américains sur notre satellite, Donald Trump a signé au début de son investiture une directive demandant à la Nasa de revenir en arrière. Dès 2020, le lancement du programme Artemis signera le retour d’une course à l’espace comme nous n’en avons pas vécu depuis un demi-siècle.

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Nom du programme : ARTEMIS, déesse grecque de la Lune et sœur jumelle d’Apollon (ou d’Apollo pour les intimes). La mission se déroulera en trois étapes : une sonde non habitée en orbite autour de la Lune en 2020, une autre mission en orbite, mais habitée cette fois-ci en 2022, et enfin la troisième phase d’alunissage en 2024. Ces trois phases de mission aboutiront à la mise en place d’une base permanente et autonome sur la surface de la Lune d’ici 2028, ceci grâce à l’aide de 12 dispositifs inédits de la Nasa et de ses partenaires privés.

Les 12 travaux d’Artemis

Dans son orbite, sur sa surface ou dans sa couche interne, la Lune sera rudement mise à l’épreuve. La sonde LISTER servira par exemple à mesurer les niveaux de chaleur à l’intérieur de la Lune en perçant le sol, LuSEE (pour « Lunar Surface Electromagnetics Experiment ») servira de son côté à mesurer les phénomènes électromagnétiques à la surface de la Lune. Le programme de recherche RAC Payload, servira, lui, à étudier l’adhérence du régolithe (la matière que l’on trouve à la surface de la Lune) à d’autres matériaux de l’astre. Dans le même temps seront également testés PlanetVac et SAMPLR, deux méthodes de prélèvement d’échantillons de régolithe.

La mission marquera aussi le début de l’activité du nouveau rover lunaire baptisé MoonRanger, qui effectuera une cartographie en 3D du terrain lunaire. Pour rendre compte de ces découvertes, les travaux de l’ingénieur Brock Lameres permettront d’expérimenter des ordinateurs résistant aux radiations tandis que le système de caméras Heimdall permettra de réaliser des clichés en très haute résolution avant, pendant et après l’alunissage.

Vers la lune et au-delà

Thomas Zurbuchen, administrateur associé de la Direction de la mission scientifique de la NASA à Washington vante le dispositif : « Chacune illustre soit un nouvel instrument scientifique, soit une innovation technologique répondant aux objectifs d’exploration scientifique et humaine, et beaucoup ont des applications plus larges pour Mars, et au-delà, ». Car dans son communiqué, la NASA l’affirme : « L’agence utilisera tout ce qui a été appris sur la Lune » pour se préparer à un nouveau bond de géant: envoyer des astronautes sur Mars.