Kevin Dinal, l’Alsace, la Pro B, les tracteurs

L’intérieur du BCGO a été honoré d’une place dans le 5 Majeur de la saison de Pro B. Une superbe récompense qui vient couronner deux belles saisons dans cette Alsace champêtre que le Martiniquais a appris à aimer.

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Kevin Dinal va profiter de ses vacances en Martinique et au Portugal avant de réattaquer… en Alsace ? / ©bcgo

Maxi Flash : Félicitations pour ta nomination dans le 5 de la saison… 

Kevin Dinal : Alors, sincèrement, je ne m’y attendais pas du tout ! C’est Louis Cassier qui est venu me voir dans le vestiaire et qui me l’a annoncé. Je ne l’ai pas cru ! Il m’a dit « si, si, la ligue a mis ça sur Twitter ! » Je pense que c’est le travail effectué sur deux saisons qui paye.

Tu as su élever ton niveau au fil des mois en Alsace… 

J’ai bien travaillé avec l’assistant coach Julien Zoa. Et je ne remercierai jamais assez le coach Ludovic Pouillard de m’avoir fait confiance. Il est venu me chercher alors que je sortais d’une fracture du métatarse, et que j’étais en galère à Évreux. 

Avec un style de jeu peu commun ! 

C’est du « Run&Gun », et ça me
plaît ! C’est ce qu’il m’a proposé dès le départ, un style sans pression. J’ai eu un peu de mal au début, mais après on a pris plaisir. Le coach a un certain caractère, il faut être à l’écoute, mais après ça roule. 

Après deux ans, quel bilan tu tires de ton passage en vert ? 

Très positif, même si la déception c’est pour nos supporters. Ils nous suivent à 100%, on est une des équipes les plus regardées sur les live de la LNB Pro B. On s’est habitué à jouer sans eux, mais c’était compliqué. Clairement, ils auraient pu être la petite étincelle parfois. 

Vous avez très mal débuté la saison avant de flamber… Une explication ? 

La période post-Covid nous a fait du bien. On a retravaillé différemment. Et l’arrivée de Filip Adamovic a apporté de la fraîcheur, ça a changé la dynamique de groupe, avec son expérience, son savoir-faire. On était dans la zone rouge, et on termine sur un 20-4 après le Covid. Dommage que la ligue n’ait pas fait jouer les play-offs, on pouvait chercher une place en finale. 

Comment tu te sens en
Alsace ? 

Je me sens bien ! J’avais déjà joué à Souffel en 2014, mais ça fait plus « banlieue » de Strasbourg. Gries a un côté plus alsacien encore. Tu vas faire les courses, t’es derrière un tracteur (rires). Après, je suis fier d’avoir fait partie de la dernière équipe du BCGO. J’ai encore un an de contrat, mais j’ai une clause de sortie si un club de Jeep Elite se présente. 

Et… ? 

Rien de concret pour l’heure (sourire).   

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