Jack Koch : «L’amour, c’est…»

Né à Strasbourg en 1964, Jack Koch est l’illustrateur d’Un monde (presque) parfait (un livre d’illustrations d’actualité), de la série d’albums baptisés Danger École (qui relate son quotidien de professeur des écoles), de l’Esprit papillon avec Agnès Ledig.

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Jack Koch photo © Guy Straumann

Il y a un an, il publie sept dessins avec ses défi nitions de l’amour sur Facebook, puis il demande à des auteurs qu’il aime de répondre en quelques mots à cette question : c’est quoi l’amour ? Il illustre les textes sans but précis et les envoie aux auteurs qui en parlent à d’autres. La démarche fait boule de neige. Un an plus tard, son idée est devenue un magnifi que objet. « L’amour c’est » (au Livre de poche), avec 200 auteurs français qui ont écrit sur le sujet.
« L’amour, c’est »… aussi, une très belle idée de cadeau de Noël. Dédicaces le 15 décembre à 14h, Librairie à livre ouvert, 4 rue Marché aux poissons à Wissembourg.

Jack, vous dessinez depuis quand ?
Depuis toujours, ma mère m’a donné récemment des dessins de moi à 4 ans. Il y avait déjà quelque chose. J’ai toujours aimé ça. Chez mes parents, il y avait toujours du papier, des craies, de la peinture. Je me souviens de l’odeur des feutres, j’étais heureux quand on m’offrait une boîte. J’avais capté que j’arrivais à m’exprimer avec ça. À l’école, quand les autres dessinaient de l’herbe, une maison, un soleil ou des nuages, moi je faisais des
stations spatiales, des trucs un peu plus délirants. Ma mère dit toujours que sur mes dessins, si je dessinais des voitures, il n’y en avait pas une ou deux, mais cinquante.

Mais professionnellement, vous n’avez pas pris cette voie, pourquoi ?
Je ne sais pas. J’aurais pu faire des Arts déco, mais je voulais vraiment être instituteur. Je n’ai jamais pensé que je pouvais faire du dessin un métier. C’était mon loisir, mais je n’ai jamais arrêté de dessiner, en fait. Pour des copains, des petites commandes, mon club
de badminton, des cartes de mariages, mais pas plus.

Et le déclic s’est fait comment et quand ?
Il y a dix ans, j’avais créé un blog pour mon groupe de rock et un deuxième pour mettre en ligne mes dessins sur l’école qui restaient accrochés au tableau des salles des maîtres. En très peu de temps, cela a fait boule de neige. Au début, je sautais au plafond quand j’avais un commentaire et c’est devenu un truc de dingue. Ensuite, je suis allez voir un éditeur (Le
Verger), et nous avons publié un album financé grâce à une souscription, c’était « Danger
école », le premier des quatre qui est maintenant dans l’intégrale.
Grâce à tout cela, j’ai fait des salons du livre, j’ai rencontré Agnès Ledig avec qui j’ai fait un livre, puis arrive Facebook et là, ça décolle. J’ai toujours tout mis sur Facebook. Au début je me disais que si c’était sur le net, c’était perdu, mais en fait, non. Je fais un dessin, je
le balance sur le net, depuis 10 ans, quotidiennement. Et du coup quand les gens viennent me voir dans un salon, ils ont l’impression que je fais partie de leur vie. Ensuite, j’ai monté ma boutique en ligne et j’ai publié d’autres livres. À un moment donné, j’ai quitté l’enseignement.

Et puis, il y a l’aventure de « L’amour c’est »…
Comme souvent j’ai posté mes dessins avec les textes que l’on m’a envoyés sur Facebook et cela a fait boule de neige. Certains, comme Baptiste Baulieu ou Virginie Grimaldi les ont publiés et quatre éditeurs se sont intéressés très vite au sujet. Thomas H. Cook, Aurélie Valognes, Romain Puertolas, Gilles Legardinier, Tatiana De Rosnay et quelques «Alsaciens» comme Jacques Fortier, Joël Henry ou Pierre Kretz, ont rejoint l’aventure. 200 au total.  J’ai même choisi l’éditeur, rare privilège ! Deux euros par exemplaire vendu seront reversés à l’association « le rire médecin » qui forme et emploie des clowns hospitaliers dans les services pédiatriques. C’est une très belle aventure.