Hyundai Tucson, le retour du roi

Malgré un contexte défavorable, Hyundai fait feu de tout bois en cette année 2021 si particulière. Après avoir lancé la nouvelle génération de son i10 et en attendant celle de son i20, le constructeur coréen accueille le retour du roi Tucson.

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Difficile de s’attaquer à un monument lorsque l’heure de passer sur la table à dessin est venue. Le Tucson, aussi connu sous nos latitudes sous l’appellation ix35, est le fer de lance de Hyundai. La firme coréenne a vendu plus de 7 millions d’exemplaires de son crossover star en s’appuyant sur de grandes lignes directrices : un prix attractif et une fiabilité à toute épreuve. Fort de son succès, le Tucson s’est embourgeoisé au fil des versions pour devenir une alternative plus que crédible aux parangons du segment, comme le VW Tiguan ou le Peugeot 3008. Dans une telle situation, beaucoup auraient procédé avec parcimonie et opéré par petites touches. Hyundai a décidé tout le contraire et c’est d’une page blanche que le Coréen est parti pour cette quatrième génération.

Grand luxe

Le travail sur le style est impressionnant à l’image de cette bluffante intégration de l’éclairage dans les facettes de la calandre. Couplé à un capot qui chute de manière vertigineuse au bout de ses lignes tendues et à des ouïes saillantes, ce choix esthétique est une grande réussite. L’arrière est un peu plus classique mais tout aussi élégant. Hyundai a bien compris que l’attrait d’un SUV dépend de la puissance de son look. En ce sens, le Tucson ne manque pas de charisme. 

L’intérieur est du même acabit. La montée en gamme est indéniable à l’image de l’instrumentation digitale 10 pouces et de l’écran tactile 10,25 pouces. Seules les touches sensitives laissent perplexe : c’est élégant est moderne, mais assez peu pratique à l’usage. La vision dégagée vers l’avant, améliorée par l’absence de casquette derrière le volant, est très appréciable.

Déjà bien doté de série dès l’entrée de gamme, le Tucson brille dans sa finition Executive et ses plastiques moussés, sa climatisation tri-zone, sa sellerie cuir, ses sièges avant ventilés et chauffés, son régulateur adaptatif, sa caméra à 360°, sa sono Krell ou encore son toit panoramique.

Au rayon technologique, on note l’affichage de l’angle mort au niveau des compteurs lorsqu’on actionne un clignotant. Cet équipement permet d’augmenter la vision de 30 %. L’habitabilité, quant à elle, est toujours aussi généreuse, à l’instar du coffre de 616 l.

Roi de la route

Côté motorisations, le choix est tout aussi princier. Hyundai n’a rien laissé au hasard. Le Tucson est disponible en version essence 150 ch, diesel 136 ch, hybride 230 ch et hybride rechargeable 4×4 265 ch. Hormis une hypothétique version électrique, rien ne manque à l’appel. Les prix s’échelonnent de 29 800 € à 45 800 €. Un positionnement rationnel compte tenu du niveau d’équipement et de confort. 

Même si les consommations ne sont pas encore avantageuses par rapport au diesel, la version hybride, qui a le Toyota Rav-4 dans le collimateur, attire l’attention. Le 4-cylindres essence est associé à un moteur électrique de 60 ch (230 ch en tout). 

Ainsi doté, le Tucson allie la douceur de fonctionnement à un sentiment de maîtrise et de puissance. Le SUV pousse fort sans malmener ses hôtes. Risquée sur le papier, cette refonte est un coup de maître.  

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