Honda Jazz e:HEV, la surprise du chef

La Honda Jazz est la mal aimée du constructeur japonais sous nos latitudes. La citadine aux airs empruntés de monospace n’a jamais su se faire une place sur le marché français. Pourtant, la Jazz est pétrie de qualité, à commencer par une modularité exceptionnelle et un équipement d’une rare richesse pour le prix. Honda a donc raison de ne pas délaisser sa protégée. Mieux, la firme nipponne lui offre une version hybride d’une sobriété absolue.

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Malgré des chiffres de ventes faméliques en France, Honda ne connaît que trop bien les forces de sa Jazz. Hors de question de la laisser tomber. Le constructeur japonais persiste et signe en faisant entrer sa citadine polyvalente, concurrente de la Clio, dans l’ère moderne avec une déclinaison hybride une nouvelle fois remarquable.

Certes, cette génération GR de la Jazz ne brille pas par son originalité. Sous certains angles, il est difficile de reconnaître l’identité pourtant forte de la marque. Il y a un peu d’Opel Moka à l’arrière et de Toyota Aygo de première génération à l’avant. La silhouette est dans la plus pure tradition des monospaces de la fin des années 90, avec ce toit qui semble ne faire qu’un avec le capot et le pare-brise avant plongeant de manière abrupte vers le hayon. L’essentiel n’est tout simplement pas là.

Au-delà des apparances

La Jazz peut compter sur trois atouts majeurs capables de rendre enthousiastes les plus sceptiques : sa modularité, son équipement et sa motorisation hybride. Trois arguments massue qui méritent que l’on dépasse les apparences. Tout d’abord, l’habitabilité de la Jazz renvoie la concurrence dans les cordes. La hauteur de toit et l’espace offert sont bluffants pour un véhicule de moins de 4 mètres. Les portes s’ouvrent quasiment à angle droit, pour un accès grandement facilité. Les 304 litres offerts par le coffre témoignent de cette bonne volonté. Et c’est sans compter sur la modularité exceptionnelle. Non seulement l’assise de la banquette arrière s’abaisse automatiquement pour obtenir un plancher plat de 1 203 litres, mais elle peut aussi se relever, offrant alors une capacité d’emport inégalée pour transporter des meubles imposants par exemple. Une spécificité que l’on ne retrouve nulle part ailleurs chez la concurrence.

Ensuite, la planche de bord témoigne des progrès réalisés par Honda en termes de finition, d’assemblage et de modernisation. L’instrumentation est numérique (7 pouces) et vient s’associer à l’écran central de 9 pouces (selon les niveaux de finition). Le premier niveau est déjà généreux : le régulateur de vitesse adaptatif, le maintien dans la voie, la reconnaissance des panneaux, la climatisation automatique, les sièges chauffants, l’instrumentation numérique, les rétroviseurs réglables et rabattables électriquement ou encore les feux avant et arrière à LED sont au programme. Le tout pour 21 990 €. En montant en gamme, la dotation devient luxueuse.

Hybridation originale

Pour enfoncer le clou, la Jazz mise sur une motorisation hybride bluffante. Sur le papier, c’est du classique : un moteur 4-cylindres essence 1,5 l de 97 ch est associé à deux blocs électriques de 20 et 109 ch. Dans les faits, grâce à une transmission à pignon unique, le moteur thermique est désaccouplé des roues motrices quand on roule en ville. Il ne sert que de générateur, au besoin, pour conserver l’autonomie de la batterie. Seul l’électrique de 109 ch officie. Lorsque l’on évolue en milieu extra-urbain, le moteur essence reprend la main. Trois constats : les performances demeurent excellentes avec un 0 à 100 km/h effectué en 9,4 s, l’agrément de conduite en ville est total grâce à l’électrique et les consommations sont dans le vert. Étonnamment, Honda annonce 4,5l/100 km, dans les faits, il sera difficile de dépasser les 4 l, ce qui fait de la Jazz la moins gourmande des citadines polyvalentes. C’est indéniable, il ne faut pas se fier aux apparences !