Haguenau – L’AFAL célèbre ses 40 ans

L’association des travailleurs transfrontaliers d’Alsace-Lorraine a soufflé sa 40e bougie. Elle continue de se mobiliser pour les droits, mais aussi les devoirs des salariés.

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« Notre principal combat reste la problématique du chômage partiel. L’Allemagne ne respecte pas la convention fiscale en la matière (afin d’éviter les doubles impositions entre la France et l’Allemagne), les employeurs allemands sont régulièrement condamnés par leurs propres tribunaux, mais rien ne change vraiment. Pour nous, c’est inadmissible », affirme Cédric Rosen, le président de la structure. « Il y a 40 ans, on se battait déjà pour le chômage en faveur des transfrontaliers et l’ouverture de comptes bancaires de l’autre côté du Rhin », poursuit-il. À cette époque, en mars 1983, c’est Lucien Wackenheim, l’adjoint au maire de Mertzwiller et grand-père de Cédric Rosen, qui a pris la présidence : « À l’époque, le siège social était encore à Haguenau, mais tout le comité se trouvait principalement autour de Mertzwiller. Au fur et à mesure, l’AFAL a grandi. Aujourd’hui, l’organisation compte près de
6 300 adhérents et fonctionne sans aucune subvention »
, appuie-t-il.

« Plus on avance, plus on remarque de failles »

En 1982, quelques travailleurs de l’entreprise Siemens ont créé cette organisation : « On n’aurait jamais imaginé que 40 ans après on serait encore là. Et peut-être que dans 40 ans, il y aura toujours des soucis », confie le président de l’association dont l’assemblée générale s’est tenue dans la salle de l’Ancienne Douane à Haguenau. Les problématiques concernant les travailleurs et les polyretraités croissent, la crise sanitaire ne les a pas épargnés : « On est pour l’Europe, mais plus on avance, plus on remarque de failles. Plus l’Europe se construit, plus les problématiques s’amplifient », relève-t-il.

Périne Beaugé

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