Haguenau – Clarisse Burgard « Je n’ai pas l’intention d’arrêter »

Le 1er octobre, elle a fêté ses quarante ans d’ancienneté au sein de la Broderie alsacienne de Haguenau, située Grand Rue. Arrivée en 1981 dans cette boutique, elle n’en est plus jamais partie. À l’écouter, elle semble loin de penser à la retraite.

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Avant la broderie, Clarisse s’était destinée à un autre métier : «J’ai appris à être fleuriste. Sauf que les fleuristes ne gardaient que leurs apprentis. Mon patron ne m’a donc pas gardée. À côté de ce métier, je faisais de la broderie et du crochet. J’allais chez Madame Lugenbuhl, l’ancienne patronne de la boutique, pour acheter mes fournitures. Un jour, en me faisant la discussion, elle me demande si je travaille. Je lui réponds par la négative et ajoute que je cherche du travail. Elle cherchait une vendeuse», raconte Clarisse. Et c’est ainsi que cette longue et belle histoire a commencé.

« Comme dit mon frère, j’ai fait de ma passion, mon métier. Je suis fière de ce que j’ai réussi et je n’ai pas l’intention d’arrêter. Je savais déjà broder, mais j’ai appris beaucoup de choses sur le tas. Actuellement, vous avez des tutos pour tout, partout. À l’époque, vous n’aviez pas ça. Il fallait apprendre dans les livres », ajoute-t-elle.

L’importance de l’artisanat local

Depuis quarante ans, Clarisse est animée par la même passion : « Je crois que c’est encore pire qu’au début », lance-t-elle. « L’artisanat local est important. Chaque demande de clients est différente. Chaque jour est différent. C’est ça la passion. On fait aussi du social. Les gens nous connaissent, on les connaît. Vous n’avez pas ce lien avec une caissière dans une grande surface ».

Une chose est sûre : elle est attachée à son métier, à ses collègues et à ses clients.
« J’arrêterai quand mes yeux ne suivront plus », conclut Clarisse Burgard.

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