Haguenau à l’heure olympique 

La Ville de Haguenau a reçu le label « Terre de Jeux » en vue des JO de Paris 2024. Cette étape, qui va faire résonner l’olympisme dans la ville, en appelle peut-être une autre, encore plus prestigieuse, et qui permettrait d’accueillir une délégation. Les explications avec Alexandre Nehlig, directeur Jeunesse et Sport à la Ville.

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On ne s’attendait pas à voir Haguenau participer aux Jeux de Paris ! C’est quoi ce label « Terre de Jeux 2024 » ?

En fait, au départ, l’élément déclencheur, c’est le label « Villes actives et sportives » que nous avons décroché début 2019 et qui récompense un certain dynamisme de la politique sportive. Et à cette occasion, on nous a dit que l’on devrait candidater à ce label « Terre de Jeux ». Les Jeux olympiques, ce n’est pas que Paris ! L’enjeu c’est de faire vivre les JO au plus près des habitants partout en France, et d’ailleurs toutes les collectivités locales pouvaient déposer leur dossier.

Et pourquoi s’être positionnés à Haguenau ?

On a des talents sportifs à Haguenau et notamment des athlètes qui ont potentiellement un avenir olympique. On pense à Can Akkuzu en tennis de table, à Océane Muller en tir ou encore à Morgane Osyssek en gymnastique. Et encore une fois, ça va dans la dynamique sportive de la Ville : on a accueilli le Rallye de France par exemple.

Maintenant que vous avez ce label, vous allez en faire quoi ?

Il y a trois objectifs : célébrer les JO, donner la chance aux habitants de vivre cette aventure et laisser un héritage durable aux Français. Déjà, nous allons organiser des retransmissions publiques de certaines épreuves, comme avec le tennis de table, qui sera diffusé à la Halle aux Houblons. On va créer des échanges entre nos champions et les habitants, et on va essayer de faire quelque chose avec la flamme olympique.

Vous vous êtes déclarés candidats à un autre label, qui va être encore plus intéressant et prestigieux…

Oui, puisqu’avec le label « Terre de Jeux », on peut, et nous avons, candidater sur le label « Centre technique de préparation aux Jeux ». Tout le monde rêve d’accueillir une délégation, et nous avons fait valoir deux beaux outils que nous avons à disposition, la salle de l’Union et l’Espace Sébastien Loeb. Clairement, on se positionne sur une équipe de gymnastique, mais on a aussi listé tous les équipements d’envergure dont nous disposons, comme le Parc des Sports qui peut aussi servir pour l’entraînement. Si on est choisi, cela voudra dire que nous serons dans le catalogue. Ensuite, les délégations choisiront leurs lieux de séjour et d’entraînement.

Vous avez bon espoir ?

On est sur un territoire qui aime le sport, et notamment la gym ! On a un joli cadre, on a des facilités de transports et d’accès, et on n’est pas si loin de Paris avec le TGV. Et puis toutes les délégations n’ont pas des budgets énormes : on peut être un bon rapport qualité-prix.

Est-ce que des crédits supplémentaires peuvent être débloqués par l’organisation des Jeux si vous êtes effectivement retenus ?

On n’attend pas pour investir. Vous le savez, il y a la réfection du Nautiland pour 17M€, mais on va aussi injecter 4M dans le Parc des Sports qui en a bien besoin. Petite parenthèse : pour le dossier on a dû mesurer l’inclinaison du terrain ! On avait aucune donnée là-dessus… Pour finir, on va aussi reconstruire le dojo pour 4,3M€ à l’horizon 2022. Si on nous donne quelques crédits, on les prendra pour faire encore plus. Mais à titre personnel, je suis très heureux de la dynamique actuelle.