Gaëtan Weissbeck : « Un petit casse-tête pendant les vacances »

Le Wissembourgeois Gaëtan Weissbeck a livré une saison pleine avec le FC Sochaux-Montbéliard en Ligue 2 l’an passé. Désigné capitaine, il a joué 36 matchs sur 38, pour 10 buts et 6 passes décisives. Il a attiré les regards de la Ligue 1, mais c’est bien avec le club doubien qu’il reprend, sans amertume.

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Dès les matchs amicaux, Gaëtan Weissbeck a retrouvé son brassard de capitaine / ©FCSM

Maxi Flash : Gaëtan, commençons par un petit bilan, à froid, de la saison passée… 

Gaëtan Weissbeck : D’un point de vue personnel, c’était une saison aboutie, réussie. J’ai su montrer mes qualités, rester régulier, et me mettre au service du collectif. Avec Sochaux, on termine 7e, ça reste le meilleur classement depuis la descente du club (en 2014, ndr). On a cru aux barrages pendant un bon moment, mais on n’a pas été performants dans les matchs décisifs. Il faudra qu’on soit plus régulier. 

L’objectif, ça va être de chercher ces barrages de L2 cette saison ? 

Le club n’a pas encore annoncé ses ambitions, mais on sait qu’il s’est donné trois ans pour monter en Ligue 1. L’année dernière, c’était une année de transition, donc il faut qu’on soit un peu plus compétitifs encore. Après, en Ligue 2, il y a quelques grosses écuries comme Toulouse, ou ceux qui descendent de L1. Ça va encore se jouer sur des petits détails. 

On a le sentiment que le club est plus paisible depuis quelque temps… 

Nous, les joueurs, on ne s’occupe que du terrain. Mais oui, on sent que le club est stabilisé, c’est une bonne chose. 

Tu as inscrit quelques coups francs magnifiques… Tu les tirais déjà à Haguenau ? Tu les travailles ? 

Oui je les tirais déjà à Haguenau. Je sais que j’ai une bonne frappe. Je les travaille de temps en temps, mais pas toutes les semaines. 

Omar Daf, le coach, t’a confié le brassard la saison dernière. Vas-tu le garder ? Est-ce que ça t’a changé ? 

On n’a pas encore eu cette discussion, on verra ! Mais c’est sûr, j’ai eu plus de responsabilités, je devais être bienveillant avec tout le monde, tirer le vestiaire vers le haut. Ça m’a fait passer un palier. Ça m’a apporté un vrai plus. 

Tu repars pour une saison à Sochaux, mais tu as été sollicité cet été… 

La question s’est posée. Il y a eu des discussions avancées avec des clubs de Ligue 1, notamment Brest, que j’ai eu au téléphone. J’ai 24 ans, c’était peut-être le moment de franchir le cap, mais Sochaux voulait vraiment me garder, construire le projet, et ça, je le comprends aussi. Je sais ce qu’ils m’ont donné, je ne me prends pas la tête. Après, c’est vrai que c’était un petit casse-tête pendant les vacances. Ça parlait de millions, alors que j’étais en N2 il y a deux ans. Il fallait prendre un peu de hauteur, et ne pas se prendre la tête. Je suis passé à autre chose. J’ai aussi appris de cette période, et je serai prêt lors du prochain mercato si je refais une aussi belle saison. 

Ici, dans le Bas-Rhin, on est plutôt supporters du Racing… Tu arrives à convertir les gens ?

(rires) Petit à petit ! Mes amis connaissent l’histoire, donc ils ont vite changé et supportent Sochaux maintenant, je les ai fait passer du côté Bonal ! Après, ça reste un club historique.   

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