Ford Kuga, le retour du félin

Conçu à l’origine pour conquérir l’Europe, le Ford Kuga est parvenu à se faire une belle place dans la jungle des SUV qui s’est considérablement densifiée ces dernières années. Les restylages successifs, pleins de bonne volonté, sont parvenus à maintenir cette bonne dynamique. Près de treize ans après la sortie de la première génération, Ford offre une nouvelle jeunesse à son félin, parfaitement armé pour affronter la concurrence.

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Apparu sous nos latitudes en 2008, le Ford Kuga s’est installé en bonne place sur le marché des SUV auprès des VW Tiguan et autres Nissan Qashqai. Le félin d’Amérique a été pensé avec pour objectif de conquérir l’Europe. La mission est en grande partie réussie. Le Kuga s’est écoulé, en treize ans, à plus d’un million d’exemplaires. Pour cette nouvelle génération, Ford a décidé de changer de paradigme.

Confiance en soi

Le Kuga dit adieu à ses arêtes et autres lignes acérées. L’heure est davantage à la douceur, à la rondeur. Le SUV perd en originalité ce qu’il gagne en élégance. Cette génération paraît plus mature, moins exubérante. Il faut dire que sur ce segment plutôt familial, où trônent le Tiguan et le Qashqai, l’excentricité ne semble pas faire recette. Le lien de parenté avec la Mustang est toujours net : la calandre rappelle avec insistance celle de la version électrique du monstre de Détroit.

Le Kuga s’offre à l’arrivée un petit surmoi premium bienvenu. À l’intérieur, les choix de Ford sont tout aussi tranchés. Contrairement à la tendance actuelle, le constructeur américain a choisi de ne pas faire dans la démesure en ce qui concerne l’écran central. Point de dalle géante intégrée à la console ici, le Kuga fait dans la sobriété avec un très bel ensemble divisé en deux entités : un combiné d’instrumentation de
12,4 pouces et un écran central de 8 pouces.

L’effet « wahou ! » n’est pas nécessairement au rendez-vous, mais le conducteur y gagne en clarté et en concentration. Les commandes tombent bien sous la main et l’utilisation de l’interface générale est aisée. On reste davantage circonspect devant les errements de la fonction commande vocale qui reste perfectible. La modularité et le confort font partie des premiers points forts du Kuga avec banquette coulissante et dossiers inclinables à l’arrière. Le coffre est généreux avec
645 l. Le Kuga jouit bien évidemment des dernières évolutions technologiques en matière d’aide à la conduite (freinage d’urgence avec reconnaissance des piétons, aide au maintien de file, ou encore à reconnaissance des panneaux), avec un système autonome via régulateur intelligent en option.

Offre immense

Le nouveau Kuga hérite de la plateforme C2 étrennée par la Focus. Le SUV en profite pour gagner 80 kg sur la balance. L’agilité et le dynamisme s’en trouvent améliorés, tandis que la conduite est toujours aussi agréable et sûre. Sous le capot, les excellents blocs essence et diesel (de 120 à 190 ch) sont reconduits, et l’on note en prime l’arrivée en fanfare de trois motorisations électrifiées : une hybride rechargeable (2,5 essence associé à une batterie de 14,4 kWh pour 56 km d’autonomie tout électrique), une hybride classique prévue pour la fin d’année et une hybride légère (2 l diesel et un système électrique 48 V pour des consommations sous les 6 l/100 km). Ainsi doté, le Kuga, dont le prix d’accroche débute à 26 000 € (Ecoboost essence 120 ch) – comptez 33 000 € pour la version hybride légère – a tout pour être l’une des grandes stars de cette année 2020 si particulière.