Ford Kuga hybride, tout simplement efficace

Pour compléter la gamme Kuga déjà forte de six motorisations dont une micro-hybride diesel et une hybride rechargeable, Ford lance le modèle full hybride. Une solution simple, efficace et économe qui met en œuvre un système partagé avec Toyota.

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Le Kuga FHEV affiche une autonomie d’environ 1000 km. / ©documents remis

En combinant, pour un total de 190 chevaux, un moteur thermique essence de 2,5 litres de 152 chevaux à un moteur électrique de 125 chevaux, alimenté par une petite batterie de 1,1 kWh, Ford offre à son Kuga une motorisation qui devrait séduire la clientèle par sa simplicité d’utilisation et sa sobriété.

1000 km avec un plein

La sobriété est effectivement l’argument majeur mis en avant par Ford, qui annonce une autonomie totale de 1 000 km pour ce Kuga FHEV issu d’une collaboration technique avec le spécialiste en la matière, Toyota. Mais le constructeur américain insiste pour souligner que s’il partage des brevets avec le géant japonais, la mécanique hybride employée est bien à lui.

L’absence d’une grosse batterie permet au Kuga FHEV de conserver un volume de coffre intéressant de 645 litres pouvant passer à 1481, banquettes rabattues.

La transmission à cycle épicycloïdal est couplée à une boîte de type CVT comme celle du RAV 4 hybride de Toyota, mais le partage s’arrête là. À la conduite, ce Kuga full hybride ne diffère guère de son frère hybride rechargeable, si ce n’est que, ne disposant que d’une petite batterie, il est moins lourd de 243 kg et donc plus agile. Cela est fort heureux car avec ses 190 chevaux cumulés, il fait aussi bien que le PHEV sur le 0 à 100 km/h en 9,2 secondes. Il démarre donc en tout électrique dans un silence total et prestement. Ensuite, il faut gérer la pression sur la pédale droite pour bénéficier de tous les bienfaits de la mécanique. Inutile d’essayer d’épuiser tout de suite la batterie qui ne tiendra pas plus de 2 km. De toute manière, la transmission CVT qui fait monter la mécanique dans les tours, vous dissuade très vite d’insister. Mieux vaut faire confiance à la gestion intelligente du système qui fait en sorte que la transition entre les deux moteurs est automatique selon la pression exercée sur la pédale d’accélérateur. La recharge de la batterie se fait en permanence et est accentuée lors des phases de freinage et de décélération. Et cela marche plutôt pas mal sur des trajets citadins et périurbains où, lors de notre essai en vallée de Chevreuse, nous avons réalisé une consommation moyenne mixte de 4,7 litres aux 100 km avec un fonctionnement électrique sur un peu plus d’un tiers du parcours.

Remarquablement bien doté en équipements, le Kuga reçoit notamment la climatisation bi-zone, un GPS Europe, l’allumage automatique des feux

Là où cela se gâte, comme sur la quasi-totalité des motorisations hybrides simples, c’est lorsque l’on veut aller vite et longtemps comme sur autoroute et grandes nationales. Ici c’est le moteur thermique qui est uniquement sollicité, sauf sur les relances où il est soutenu par l’électrique qui lui procure ainsi un bon dynamisme. Mais la consommation monte du coup à un peu moins de 8 litres aux 100 km. Au point de vue comportement, on peut regretter quelques mouvements intempestifs de caisse dans les enchaînements rapides de courbes que lui imputent ses 1 700 kg et sa direction un peu trop assistée à notre goût. 

Pour le reste, le Kuga FHEV conserve les caractéristiques de confort et de dotation complète en équipements du modèle. Le Ford Kuga hybride est proposé à partir de 37 000 €, la version haut de gamme suréquipée Vignale se situant à 44 000 €. Une version équipée d’une transmission intégrale est également proposée pour 2 000 € supplémentaires. Et, cerise sur le Kuga, dès cet été, une version hybride compatible à l’éthanol E85 fera son apparition et devrait ravir les fans de ce carburant presque deux fois moins cher que l’E 110.  

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