Florent Kastner, prodige made in Soufflenheim

Il n’a que 16 ans, mais il fréquente déjà les hautes sphères du BMX français. 3e aux championnats de France, il vient aussi d’être appelé en équipe de France d’une discipline qu’il ne pratique que depuis quatre ans !

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Le débit est calme, posé, le garçon poli, courtois. Mais comme les icebergs, c’est en dessous que ça se passe. Dans un corps bouillonnant de créativité et de passion. Florent Kastner n’a commencé le BMX qu’à l’âge de 12 ans, et presque par hasard. « Je traînais toujours un peu dans les skate parcs, je faisais du roller, du skate et puis il y avait un gars qui faisait du BMX tout seul, il m’a dit de ramener le mien pour qu’on en fasse à deux… Et c’était parti. » Une rencontre à classer parmi celles qui changent une vie, indiscutablement.

En quelques années seulement, voilà donc l’ado de Soufflenheim avec les meilleurs Français, jusqu’à prendre la 3e place en freestyle, à Reims, le week-end des 28-29 septembre. Un événement couplé au FISE, un rendez-vous international avec des riders venus du monde entier, dont Florent a pris une belle 10e place.

Gratter de l’expérience

« C’est ma première année en pro », souligne Florent. « Je n’imaginais pas du tout faire un tel résultat. Je venais pour prendre de l’expérience. Au final, j’ai même quelques petits regrets parce qu’il y a des choses que j’aurais pu mieux faire, et aller taquiner la 2e place… » Et c’est justement là que l’expérience a fait défaut. Ces trois jours, du vendredi au dimanche, de compétition à haut niveau, auront apporté quelques enseignements : « J’en retire que niveau tricks, je suis pas mal. Il faut surtout que je travaille niveau cardio-endurance. À la fin de mes runs, je suis cuit, alors qu’il faut rester très lucide jusqu’au bout. » Tout petit bémol du week-end pour celui qui s’entraîne au Stride, à Strasbourg, cette place de 8e en qualifications du FISE, alors qu’une 7e lui aurait permis de grappiller 50 points au classement UCI, et de lui ouvrir les portes de plusieurs grandes compétitions internationales. Mais ce n’est qu’une question de temps, et avec Florent Kastner, on se dit que ça peut aller très vite.