Familles recomposées

Pour de nombreux Alsaciens, il n’y aura pas de grandes tablées à Noël. On en profitera tout de même pour retrouver la famille, se faire plaisir, en petits groupes, pour oublier l’espace d’un instant la crise sanitaire. Quelques figures du sport nord alsacien nous racontent leur Noël.

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Gaëtan Weissbeck (Footballeur / FC Sochaux-Montbéliard, Ligue 2)

« On mange pendant trois jours »

Pour le natif de Wissembourg, Noël sera synonyme de plaisir ! Déjà, le plaisir de retrouver la famille proche. « Je ne rentre plus beaucoup en Alsace, alors l’essentiel, c’est de revoir mes parents. En général, c’est beaucoup de monde, mais là ce sera en petit comité. On n’a pas le choix, on a de la famille, dont ma copine, qui travaille dans le médical. »

L’autre plaisir de Gaëtan, ce sera justement de faire plaisir. « Clairement, je profite de ma situation pour les rendre heureux. Ils m’ont tellement donné quand j’étais plus jeune que là, je regarde pas trop à la dépense. Tout est organisé depuis Sochaux, tous les cadeaux sont prêts, je ne suis pas en retard pour une fois ! (rires). » Le troisième plaisir sur la liste, c’est ce qu’il y aura dans l’assiette. Chez les Weissbeck, on a un bon coup de fourchette. « On va se lâcher, même si je sais qu’il y aura la pesée à la reprise. Foie gras, une bonne viande avec des châtaignes. Là, on coupe avec le monde pro. Après Noël, clairement on ne mange plus pendant trois jours. On récupère pour remettre ça à Nouvel An (rires). »

Quant à son cadeau de Noël, Gaëtan avoue avec tendresse qu’il l’a déjà reçu il y a quelques semaines, quand les supporters sochaliens ont scandé son nom. « C’est un truc indescriptible. J’en ai des frissons rien que d’en reparler.» On espère vite revoir les stades se remplir pour que ce soit un peu Noël tous les week-ends.

 

 

Flavie Mehn (Handballeuse / HBC Seltz, N2)

« Foie gras et confit d’oignons »

La jeune capitaine du HBC Seltz, 22 ans, est une habituée des Noëls en petit comité : « Je n’ai ni frère ni sœur, donc c’est uniquement avec mes parents et grands-parents. » Les souvenirs de son enfance sont encore très présents, et Flavie se souvient très bien quand ses parents lui disaient de « monter à l’étage voir le père Noël. Je regardais par la fenêtre, et là ils me disaient qu’il était passé en bas ! Et bien sûr il y avait les cadeaux ! (rires) Le plus mémorable, c’était une guitare électrique avec un micro. Je crois que mes parents ont regretté après… »

Pour ce qui est du repas, chez les Mehn, on adopte la formule « apéro dînatoire, où chacun est sûr de retrouver ce qu’il aime. Pour moi c’est le foie gras ! Avec du confit d’oignon. On prend chez des producteurs du coin (elle habite à Neugartheim dans le Kochersberg). En tout cas, à Noël, je ne me prive pas. Ça dure trois, quatre jours, facile (rires). » Au rayon des souhaits pour Noël, Flavie s’est déjà fait une raison. « J’aimerais tellement un autre chien en plus de Vanille. Mais je sais que je ne l’aurai pas ! »

 

 

Jean Kleinmann (Président du FR Haguenau, N2)

« Je m’occupe du sapin, ma femme le décore »

Jean-Luc Kleinmann a commencé par souligner que ses joueurs « se sont mobilisés pour organiser des collectes en faveur des Restos du Cœur et d’Emmaüs », avant de se féliciter de les avoir vus revenir à l’entraînement il y a quinze jours.

« C’était l’école maternelle », en rigole encore le président du FRH.

À Noël, le petit Jean-Luc avait l’habitude de voir débarquer… la mère Noël ! « Je me suis rendu compte vers 6-7 ans que c’était la voisine (rires)! Cette année, nous serons six. On est assez traditionnel : je m’occupe du sapin, ma femme le décore. Pour le repas, le foie gras, c’est presque obligatoire, et sinon la dinde. Le tout accompagné d’un bon verre de vin. Ça, c’est une chose qui a changé. Maintenant, quand on sait qu’on prend le volant, on est quand même plus raisonnable que dans le temps. Quand j’avais 25-30 ans, je faisais le père Noël pour les copains, et partout où je passais j’avais droit à un petit verre… J’arrivais le 24 au soir, j’étais un peu fatigué on va dire (rires). »

Quid des cadeaux cette année ? « J’aime offrir. Je suis content quand les autres sont contents. Ce que j’aimerais, ce serait la fin de cette pandémie et que tout rentre dans l’ordre. » En attendant, il nous reste la gastronomie alsacienne.

 

 

Arthur Roeckel (Moto-cross) « Mes parents ne me voient plus pendant deux heures »

Le petit pilote (125cc) d’Oberbronn sait déjà à quoi s’attendre ! « Chaque année, c’est à peu près la même chose », souligne Arthur. Et pas comme vous l’imaginez. « Nous, on aime bien faire une pierrade, ou un carpaccio ! Le 24 ce sera avec mes grands-parents, le 25 avec le reste de la famille, et le 26 on descend rouler dans le sud de la France. »

Comme il paraît qu’il est assez sage, Arthur a en général ce qu’il demande. Souvent, ce sont des accessoires pour sa moto. Mais cette année, il a opté pour l’iPhone 12.

Alain le papa tente bien de cacher son jeu, mais il s’est fait capter chez SFR. Du coup, « je pense que c’est en bonne voie », rigole l’ado. Et un Noël « normal », c’est quoi ? « Après manger, j’ouvre mes cadeaux, et là je disparais pendant deux heures, le temps de tout tester. Mes parents ne me voient plus. » Au moins, il apprécie les cadeaux.   

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