Et si on allait aux JO ?

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L’annonce a fait l’effet d’une bombe dans le petit monde du billard. La discipline lance une grande campagne pour être inscrite au programme des Jeux olympiques de 2024 à Paris !

Petite effervescence dans un monde un peu sur le déclin. Et si cette candidature donnait une cure de jouvence à ce « sport de gentlemen », comme le caractérise Bernard Pierrat, le président du BCH, le Billard Club de Haguenau ?

Le 30 novembre, dans un salon de la tour Eiffel, la Fédération Française de Billard et la World Confederation of Billards Sports vont lancer de façon spectaculaire la candidature du billard pour les Jeux de Paris.

Pour Bernard, c’est une excellente nouvelle: « Le billard a perdu de son engouement. Dans le temps on jouait dans les bars, les arrière-salles… Aujourd’hui les jeunes ont internet, la télé, les consoles de jeu… Alors c’est très bien qu’on en parle pour 2024 ! »

À Haguenau, ils sont mordus

Au BCH, vénérable club qui a vu le jour en 1954 dans la salle du bar « La Ville de Colmar », rue Clemenceau, la moyenne d’âge des joueurs est supérieure à 60 ans. « Notre aîné a plus de 90 ans et il tape toujours dans les billes », admire Bernard.

« Parce que le billard, c’est une affaire de passion, et à Haguenau, ils sont mordus. Ils se retrouvent là en journée, à utiliser les cinq tables dans des parties amicales. Ici, on joue la carambole, le billard français. Trois boules, deux blanches, une rouge. On passe sur les différents modes de jeu, mais ce n’est pas simple. On est un club sportif avant tout », précise le président.

Un club de compétiteurs

Le jeudi soir, ils sont là pour accueillir les curieux, pour une initiation, apprendre à bien « taper dans les billes » sur le velours vert qui recouvre les 6 cm de plaque d’ardoise réglementaire. Pendant les vacances scolaires, ce sont même deux séances par semaine qui sont proposées.

Si le billard a une image de loisir, il y a aussi, au club, des compétiteurs qui disputent les épreuves au niveau départemental, territorial et régional. Voire national. « On n’est pas trop mal », glisse Bernard. « On a des joueurs de bon niveau. »

Des joueurs qui attendent beaucoup de Florian Kohler, le prodige haut-rhinois qui va porter les couleurs du billard devant le CIO. Le champion du monde de billard artistique fera une démonstration dans un salon de la tour Eiffel, emmenant avec lui les espoirs de quelques amateurs alsaciens de voir leur discipline enfin reconnue à sa juste valeur.