Escrime à Haguenau – Un effet JO à préserver

Chaque année olympique les bons résultats tricolores sont des coups de projecteur sur l’escrime. La discipline en profite pour engranger quelques licenciés supplémentaires. Le club de Haguenau, par le biais de son président Stéphane Martin, veut marquer des points cette saison.

450
Un sport spectaculaire ! ©Mehdi Wehrle

Maxi Flash : Stéphane, comment se présente cette nouvelle saison ?
Stéphane Martin : Très bien ! On a embauché un nouvel enseignant à temps plein (voir par ailleurs), on a de nouveaux créneaux sur Haguenau, mais aussi à Wissembourg où l’on ouvre une antenne. À chaque olympiade on gagne une vingtaine de licenciés.

Wissembourg ? Pourquoi ?
C’était une demande de la fédération et du comité départemental de se développer sur le Bas-Rhin. Aller sur Brumath, ça n’avait pas d’intérêt, avec la proximité de Strasbourg, Souffel… Et le secteur de Wissembourg, il y a un peu de monde autour.

D’autres nouveautés lors de cette rentrée ?
On ouvre des créneaux de « Baby Escrime », dès l’âge de 4 ans. Il y aura aussi des créneaux pour les débutants de tout âge. Si des adolescents veulent essayer, ils pourront. Avant, il fallait quand même avoir un parcours depuis les plus jeunes. On va aussi avoir une section sabre laser, a priori en janvier. On lance l’idée, et on verra si on a des retours. Et on continue avec l’escrime artistique, qui commence à 12 ans, parce que c’est avec des armes anciennes et il faut une certaine maîtrise déjà.

Comment ça se passe au niveau sanitaire ? Les masques, les tenues… ?
Très simple : chacun a son équipement et le garde pour l’année. Le seul investissement que l’on demande, c’est le gant, qui là aussi, donc, reste à son propriétaire. Pour les scolaires, on a tout le matériel pour désinfecter, les tenues partent au pressing, etc. Après, pour ce qui est de la pratique, on est déjà derrière un masque, et avec l’arme, on a une distance naturelle. On va investir dans du nouveau matériel pour Wissembourg.

Toutes les infos sur escrime-haguenau.com


Piotrek Kuzas, le monsieur + ?

Le maître d’armes d’origine polonaise arrive à Haguenau pour aider le club dans son développement. Ça tombe bien, c’est sa spécialité.

Il n’a que 39 ans, et déjà une carrière éloquente. Pour la pure partie sportive, elle s’est arrêtée il y a vingt ans, avec un palmarès plutôt correct : une dizaine de médailles en championnat de Pologne et des sélections pour la coupe du monde U20 et le Championnat d’Europe U20. Le destin met sur sa route une handballeuse professionnelle, qui viendra jouer en France. « Je suis alors à Angoulême et je croise par hasard l’ancien entraîneur de l’équipe nationale ! Je lui dis que pour moi, la compétition, c’est fini, et il me propose alors de devenir maître d’armes. » Diplôme en poche en 2011, Piotrek saisit cette nouvelle opportunité. À Angoulême, le club passe de 60 à 120 licenciés, puis à Dunkerque, il fait monter le curseur de 48 à 140 licenciés! Il avait le choix, mais c’est pour Haguenau qu’il a opté : « Le club avait la même vision que moi. C’est un club qui veut se développer, et qui mise avant tout sur le fleuret, qui est ma spécialité. »

« Forcément un peu strict ! »

Avec sa bonhommie et son accent, Piotrek ne renie pas son « héritage » des pays de l’Est: « Je suis d’origine polonaise, alors forcément, je suis un peu strict (rires) ! Mais il faut savoir s’adapter, certains ont besoin que tu sois très strict, d’autres que tu sois plus cool. Après, j’ai gardé ce petit côté obscur, mais les enfants ont aussi besoin de ça, de cette éducation. » Et s’il devait convaincre que l’escrime est le meilleur des sports ? « C’est un super sport, très complexe. On peut être grand, petit, il y a du physique, du mental, de la stratégie, des émotions, ainsi que des valeurs essentielles comme le respect. » Piotrek, saison 1, épisode 1, c’est parti !

CONTENUS SPONSORISÉS