Encore plus de filles au FRH

Le FR Haguenau relance le recrutement des filles pour la saison 2020-2021. Avec des éducateurs diplômés à tous les niveaux, l’idée est d’assurer une continuité sur plusieurs années.

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Les filles au FRH, ce n’est pas nouveau. Depuis plusieurs années, de belles choses ont été mises en place, dans le sillage de Sabrina Grammer, aujourd’hui partie à l’ASS, et Caroline Deubel, la coordinatrice de la section féminine entend poursuivre ce travail. « On a décroché le Label Élite grâce à cette section féminine », rappelle Caroline. « On veut relancer un peu la communication après le confinement. On a environ 80 licenciées, on aimerait passer la barre des 100. Et autant chez les garçons, il y a une sélection importante, parce qu’on est un des gros clubs du nord Alsace, autant chez les filles, il n’y a aucun élitisme. » Des filles qui ne sont de toute façon pas dans cet état d’esprit. « Le score ne vaut rien chez les petites ! », rigole Caroline. « Parfois, elles ne connaissent même pas le score ! Elles viennent avant tout pour l’amusement, être avec les copines. L’esprit de compétition, ça vient plus tard. » Et contrairement aux petits mecs qui se rêvent sur les plus belles pelouses d’Europe, les filles n’ont pas les mêmes choses en tête.

Alimenter toutes les catégories

Depuis le déconfinement, le club a pu organiser quelques séances, « toujours dans le respect des gestes barrières, et par groupe de dix joueuses maximum. On va reprendre mi-août pour les filles, pour les chercher tout de suite, avant que ça reprenne vraiment ailleurs. On a aussi prévu des actions dans les écoles à la rentrée. L’idée, c’est d’assurer une continuité, des plus petites jusqu’à l’équipe senior, qui a manqué la montée pour un point la saison dernière. » Plus on fidélise dès le plus jeune âge, plus on renforce le groupe senior, et plus l’objectif de s’installer durablement en R1 devient crédible (l’équipe est aujourd’hui en D1).

Récemment, le FRH a satisfait à toutes les exigences de la Direction Nationale de Contrôle de Gestion (DNCG, le gendarme financier du foot français) et confirmé sans aucune restriction de budget sa place en Nationale 2. Du point de l’image, c’est évidemment un atout. « Clairement ! », reconnaît Caroline Deubel. « Ça prouve aux parents que le club est solide et qu’il travaille bien, c’est hyper important. »

Quant aux joueuses, on a déjà eu l’occasion de l’écrire, mais elles progressent vite. Attentives, à l’écoute, elles ont soif d’apprendre et de progrès. Avec des éducateurs diplômés, les résultats sont spectaculaires en seulement une saison. De quoi se prendre à rêver.   

caroline.frison@hotmail.fr