Des Savernois qui apprennent vite !

On leur prédisait l’enfer, des fessées chaque week-end. Et puis les rugbymen de Saverne, à l’écoute de leur entraîneur, ont su progresser assez vite pour obtenir un maintien plus que tranquille.

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Pour la première fois, le Rugby Club Saverne évoluait en Promotion d’Honneur Grand Est, avec un effectif à peine retouché, et deux joueurs en plus, tombés là au gré de mutations professionnelles, comme souvent à ce niveau-là. 

Sur le banc, il fallait un homme de métier, et c’est Foued Bellahcene, l’ancien formateur du RC Strasbourg (on ne vous refait pas l’histoire), qui a été choisi. « Je suis redescendu de quelques divisions », se remémore le volubile coach. « Il y avait pas mal de lacunes… Trois ou quatre joueurs seulement avaient fait l’école de rugby, donc j’ai dû reprendre les fondamentaux : comment on circule sur un terrain, comment on fait une passe… Ils jouaient de manière un peu instinctive ! Mais j’ai été surpris de leur capacité à emmagasiner beaucoup de nouvelles choses. Je leur tire mon chapeau ! » 

Une vraie (re)mise à niveau

D’autant que mentalement, les Savernois ont su faire le dos rond après un début de championnat très compliqué : trois défaites assez larges pour un match nul… « … et puis on s’est mis au niveau », complète Foued Bellahcene. 

Et le RCS (à ne pas confondre avec qui vous savez) a commencé à prendre des points, avec un objectif en tête, le maintien. Et petit à petit… « Finalement, on a obtenu le maintien très tôt dans la saison, et vous savez ce qu’on dit, l’appétit vient en mangeant… » 

Lors de la phase 2, une éventuelle qualification pour les phases finales restait possible. Il fallait un sans-faute. C’était un peu trop haut pour les Savernois, suffisamment surprenants jusqu’ici. Maintenant, en vue de la saison prochaine, le plus dur commence. « Déjà, l’effet de surprise, c’est terminé », analyse le coach. « Il va nous falloir quelques joueurs supplémentaires, d’un bon niveau, pour que les joueurs puissent aussi progresser entre eux, au-delà de ce que moi, je peux leur dire. Ensuite, l’objectif, c’est de monter une équipe 2, pour donner du temps de jeu à tout le monde. Ce week-end, j’ai quatre gars, combatifs, travailleurs, qui ont regardé le match des tribunes. Il faut au moins qu’ils puissent jouer. » 

Grâce à une saison relativement improbable, mais néanmoins historique, le Rugby Club Saverne a peut-être posé les bases d’un vrai projet sportif.   

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