Dès que le vent soufflera

47

J’étais en train d’écrire ma chronique quand on a sonné chez moi. Dans un premier temps, je n’ai pas bougé, concentré sur les idées possibles pour « comme un lundi », j’hésitais entre un texte sur le 40e anniversaire de l’abolition de la peine de mort, les élections de la Chambre des métiers d’Alsace et Jean-Luc Hoffmann, sur la prochaine Miss Alsace ou les autres articles que Maxi Flash propose cette semaine.

J’étais bien décidé à écrire un édito, un vrai, pas un truc sur les bras croisés de Neymar, la main de Messi (le pied de Dieu plutôt), l’avenir du mont Sainte-Odile, les chiffres exorbitants de nos factures d’électricité ou une apologie de la robe de Jennifer dans The Voice, non, un édito qui ressemble à un édito et qui évoque le sommaire de ce journal pensé pour vous et qui arrive chez vous chaque semaine en un claquement de doigts, ce journal que vous aimez de plus en plus si l’on en croit vos nombreux courriers ou sollicitations pour que l’on parle de vous, ce journal pour lequel je suis si fier de travailler… Voilà je digresse encore, je papillonne, je m’attarde, je musarde.

Finalement j’ai été ouvrir la porte. C’était ma voisine. Elle m’a demandé si j’avais vu les sondages des présidentielles. J’ai répondu que non, que c’est une histoire de doigts mouillés, que personne ne sait dans quel sens soufflera le vent, et que je me fous des sondages qui se trompent toujours. « Tu veux dîner à la maison ? », elle a ajouté. Comme j’avais fini d’écrire ma chronique, j’ai dit oui. Ses invitations se comptent sur les doigts d’une main, mais elle est de plus en plus sympa ma voisine. Si ça se trouve, elle a des vues sur moi, c’est mon petit doigt qui me l’a soufflé.

CONTENUS SPONSORISÉS