Déborah J.Marrazzu, l’aventure c’est l’écriture

Née à Mulhouse en 1985, elle vit à Paris où elle poursuit des études d’arts du spectacle, quand elle rencontre son futur mari installé à Haguenau. Sa carrière de militaire l’empêche de bouger, alors, il y a 10 ans, elle vient vivre en Alsace du Nord. Elle travaille comme assistante maternelle et écrit des romans pour la jeunesse. Dossier Evan Cartier sort chez Hachette et raconte les aventures d’un petit génie de l’informatique enrôlé malgré lui par un groupe de hackers professionnels. Le premier volet d’une trilogie. Sortie le 6 février.

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D’où vient l’envie d’écrire ?

Elle existe depuis que je suis petite. Je lisais beaucoup de Mangas, je jouais aux jeux vidéo, et j’ai voulu créer moi-même mes univers, inventer des mondes fantastiques, avec mes héros. J’ai fait cela sous forme d’histoire. Petite, je lisais les livres de ma sœur qui a 8 ans de plus que moi, c’est peut-être aussi pour cela que j’en écris. J’ai beaucoup d’imagination, c’est peut-être un lien avec l’enfant en moi. Je lis beaucoup de romans adolescent et jeunesse, je continue à jouer aux jeux vidéo, avec mon mari, sur la Xbox ou l’ordinateur. Cela me change les idées.

C’est votre 5e livre, après quatre ouvrages publiés chez un petit éditeur qui a finalement déposé le bilan, vous entrez dans un autre monde en étant publiée par Hachette, c’est une belle évolution…

Oui, on monte en grade. J’ai envoyé mon manuscrit par mail, l’éditrice m’a répondu moins d’un mois après, elle a eu un coup de cœur. C’est un roman pour les ados, entre le roman d’aventures et le thriller, l’histoire d’Evan, 14 ans, qui a perdu son père dans un accident de voiture et qui va découvrir qu’il n’était pas seulement un analyste financier, mais un hacker qui était aussi chasseur de reliques. Il va enquêter pour savoir ce qui est réellement arrivé à son père. J’ai voulu fusionner deux univers, celui d’Indiana Jones que j’adore, et celui des jeux vidéo d’aujourd’hui. Le rythme est assez haletant. J’ai fait en sorte que chaque chapitre se termine par des cliffhanger (pour de donner envie au public de connaître la suite du récit et savoir comment le personnage va s’extirper de la situation difficile où il se trouve).
Il y a un volet historique. Tout ce que je raconte se déroule dans des lieux réels, comme dans les catacombes de Paris. Je suis allé les visiter pour coller à la réalité. Dans le tome 1, les personnages vont de Paris en Italie, ils iront à Londres dans le tome 2 et ensuite au Tibet. Evan Cartier est une trilogie. Le premier sort début février, le tome 2 cet été.

C’est quoi l’écriture pour vous ?

Une vocation. Petite, quand on me demandait ce que je voulais faire, je disais que je voulais être écrivain, écrire des histoires. Sauf que c’est difficile, ça prend du temps, il faut oser se lancer. Mon rêve est de vivre de l’écriture, au moins à mi-temps. Mais je sais que c’est utopique, il y a énormément d’auteurs. Trouver un public avec ce roman serait top. J’écris le soir, les week-ends, en ce moment c’est intense, car je termine le tome 2. En général, j’écris au moins une heure par jour. C’est le minimum pour réussir à tenir les échéances.