Damien Spatara présente ses trésors de Madagascar

Installé à Kaltenhouse, Damien Spatara s’est fait connaître grâce à son activité de restauration de poêles en faïence. Un autre domaine le passionne, celui des minéraux. Chaque année, il part à la recherche de pierres, de fossiles et de bois pétrifié à Madagascar, une île dont il est tombé amoureux.

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En allant chercher des pierres, Damien Spatara a découvert un peuple plein de générosité. ©DR

Tout a commencé il y a une dizaine d’années, lorsque Damien est allé à Madagascar pour acheter du mica, un matériau utile à son métier, mais introuvable en France. Après avoir parcouru le pays, il a découvert du mica, mais aussi beaucoup de minéraux intéressants. 

Sur place, il s’est associé à un artisan local, Philippe Plita. Ensemble, chaque année, ils parcourent l’île à la recherche de belles pièces. Les pierres sont transformées en pendentif, bracelet, galet, sphère ou plaque, avant d’être acheminées en bateau jusqu’en France, pour rejoindre l’atelier expo de Damien. 

Celui-ci regorge de pierres de toutes les tailles et de toutes les couleurs. Parmi les éléments les plus impressionnants : une sphère en labradorite polie de 53 cm et 292 kg ou un septaria ammonite géant de 135 kg, un coquillage entouré d’un mollusque, tous deux vieux de plusieurs millions d’années, qui ont fusionné et se sont fossilisés. 

Des témoins d’un passé très lointain

L’atelier expo est également rempli de labradorites, de quartz, de cristaux contenant des fils d’or ou des bulles d’air millénaires, et de pièces de bois pétrifié.

« Ce sont des troncs qui se sont retrouvés sous terre il y a 220 millions d’années ! Comme ils étaient privés d’oxygène, ils ont été conservés et se sont fossilisés », explique l’artisan. Le bois coupé en tranche et les pierres taillées sont aussi utilisés pour former des plaques. Avec celles-ci, et avec des pieds métalliques anciens qu’il a chinés, Damien fabrique des petites tables. Tous ces objets, dont une partie est visible sur le site poele-en-faience.com, lui rappellent ses voyages, et la joie qu’il a éprouvée auprès de la population locale.

« Je suis allé partout, jusque dans la brousse. J’ai fait de belles rencontres. J’ai été très bien accueilli par des gens qui n’avaient presque rien, mais qui m’auraient tout donné. Même s’ils ont beaucoup moins de confort que nous, ils ont l’air plus heureux, ça fait réfléchir », raconte Damien, qui n’attend qu’une seule chose : que les restrictions soient levées et qu’il puisse retourner sur l’île. 

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