Cupra Leon VZ : le sport, le vrai ?

Le nouveau haut de gamme sportif de Cupra, la marque « dynamique » de Seat, respecte la tradition des compactes à hautes performances et souffre moins du malus écologique que ses concurrentes.

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©DR

Sale temps pour les amateurs de compactes sportives à prix abordable. Il y a encore une décennie, il suffisait de dépenser 35 000 € pour prendre un plaisir fou au volant d’une Renault Mégane RS ou d’une Seat Leon Cupra. Mais depuis le durcissement du malus écologique, il faut désormais casser sa tirelire pour s’offrir l’une des références sportives du marché. Aujourd’hui, une Renault Mégane RS (300 chevaux) se négocie à partir de 43 200 €, auxquels il faut ajouter au minimum 9 550 € de malus écologique. Sa plus grande rivale, la Honda Civic Type R (320 chevaux), coûte 44 920 € et se voit taxée de 10 980 € de malus écologique ! Impitoyable avec les moteurs puissants dépourvus de systèmes hybrides rechargeables, la fiscalité française risque bien de tuer ces modèles à la philosophie « puriste ». Mais chez Cupra, on résiste. La division sportive de Seat lance en effet sa nouvelle Leon VZ, dont la précédente mouture s’était illustrée face aux meilleurs modèles de l’époque. Disponible par ailleurs en hybride rechargeable dans ses versions plus sages, elle possède un moteur de 300 chevaux dans sa variante extrême et coûte 40 600 €. Son malus écologique se limite à « seulement » 3 331 €.

Du confort, d’abord

Plus que ses rivales, la Leon VZ s’applique à rester la plus facile à vivre possible malgré sa vocation radicale. Non seulement sa carrosserie reste discrète (à condition de ne pas opter pour la peinture mate optionnelle très voyante) mais son habitacle à l’équipement pléthorique n’impose aucune concession au confort. Bardée d’aides à la conduite, dotée d’un grand écran tactile intégrant de série une compatibilité smartphone étendue, elle représente une voyageuse hors pair et une familiale excellente avec ses places arrière généreuses. Pleurée par les puristes, l’absence de boîte manuelle la rend d’autant plus polyvalente avec sa douce transmission automatique à double embrayage. Et malgré son généreux moteur dépourvu de toute forme d’hybridation, elle se limite à moins de 9 litres aux 100 kilomètres à rythme tranquille. Pas de quoi en faire un véritable gouffre financier.

Du sport, du vrai

Et le sport, dans tout ça ? La nouvelle Cupra Leon se montre un peu moins joueuse et vivante que l’ancienne, réputée pour son tempérament. Mais elle marche toujours aussi fort (0 à 100 km/h en 5,7 secondes) et devient même plus efficace, grâce à une meilleure motricité du train avant, une boîte plus réactive et un amortissement impérial. Avec de telles performances, une jolie sonorité moteur et une facilité de pilotage remarquable, il y a tout pour prendre du plaisir à son volant. Les Honda Civic Type R et Renault Mégane RS restent encore plus sensationnelles sur ce plan, mais aussi moins confortables. Et beaucoup plus chères à cause du satané malus. Bref, la Cupra Leon VZ incarne sans doute le compromis parfait chez les compactes à hautes performances.

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