Construire des maisons au Vietnam

Après Madagascar, le Sri Lanka et le Sénégal, une quinzaine de jeunes du CSC Langensand se préparent à partir construire des maisons pour les plus démunis au Vietnam.

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Parmi les valeurs véhiculées par le Centre Socio-Culturel du Langensand, à Haguenau, l’engagement et la solidarité en sont deux primordiales. « Nous travaillons beaucoup sur le vivre-ensemble et nous poussons les jeunes à mieux connaître l’Autre », explique Hamoud Bouabdellah, animateur du CSC. 

Un premier voyage au Sénégal

En 2012, une vingtaine de jeunes lui confient leur désir de s’engager et de venir en aide aux plus démunis. Ensemble, ils décident de mener un premier projet humanitaire au Sénégal. Pendant trois semaines, dans des conditions de vie sommaires, ils ont rénové l’école d’un village.
« C’était une volonté de ma part de les immerger dans le quotidien de ces habitants. » Un film disponible sur la chaîne YouTube du CSC retrace leur aventure. 

« Ce premier projet a permis de leur prouver que tout est possible quand on est motivés et qu’on s’en donne les moyens, et a ouvert la voie aux suivants. » Aujourd’hui, l’humanitaire est ancré dans les valeurs du CSC, puisque plusieurs groupes sont partis depuis au Vietnam, à Madagascar, au Sri Lanka et une seconde fois au Sénégal. 

Et leurs missions portent leurs fruits. « Nous sommes fiers, car les jeunes sont motivés : on sait qu’il y a de la relève. Certains attendent impatiemment d’être majeurs pour pouvoir partir avec nous. Nous accompagnons aussi d’autres CSC dans leurs projets, ce qui est très gratifiant pour nous ! »

Venir en aide aux Raglaïs

Cette année, 19 personnes ont pour projet de construire cinq nouvelles maisons à Khanh Vinh, au centre du Vietnam. Hamoud Bouabdellah a eu la surprise d’avoir des demandes de participations à projets humanitaires de manière autonome. Sept d’entre eux sont donc partis du 19 janvier au
8 février pour tâter le terrain et construire deux maisons, qu’ils ont terminées avec deux jours d’avance ! Puis, l’animateur accompagnera les 12 jeunes restants, âgés de 20 à 26 ans, pour un deuxième voyage dès le 30 mars. 

« Nous venons en aide aux Raglaïs, un peuple minoritaire qui survit dans la jungle, uniquement grâce au bois et à l’agriculture. Nous allons également leur distribuer du matériel scolaire pour l’école du village, des vêtements pour les enfants dans le besoin et du matériel de premiers secours pour la Croix Rouge locale. » 

Avant de partir, les participants ont eu droit à une formation sur les bases de la construction. « Sur place, on recrute également des ouvriers et des chefs de chantier. C’est important pour nous de faire vivre l’économie locale : on achète le matériel de construction sur place, on dort chez des locaux que l’on paye, etc. On impose également au futur propriétaire de la maison de la construire avec nous, car nous sommes contre la politique de la main tendue. Cela leur montre qu’ils sont capables, et c’est une véritable collaboration. » Leur voyage leur permettra également de voir l’évolution des maisons qu’ils ont construites en 2015. 

Un projet qui a un coût

Ce projet humanitaire nécessite un budget de 48 000€. « Nous sommes soutenus par le Rotary et le Lions Club, la ville de Haguenau, et des entreprises locales. 65% du projet sont financés par les jeunes et leurs actions tout au long de l’année, ce qui prend du temps. »

Aventure humaine et mixité

L’intérêt du CSC dans cette belle aventure humanitaire, c’est avant tout la dynamique créée autour des jeunes. « Ce qui m’intéresse, c’est de permettre à des jeunes de se rencontrer alors qu’ils ne se seraient même pas croisés dans la rue en temps normal : je crée des groupes de garçons, filles, citadins, ruraux, diplômés ou non, de toutes religions, d’où qu’ils viennent. La plupart d’entre eux sont de Haguenau, mais nous pouvons prendre des jeunes d’ailleurs afin d’enrichir le groupe. Nous avons expérimenté la mixité sur le projet Madagascar, et ce fut le meilleur séjour en termes de dynamique », se réjouit Hamoud.  

Départ pour le second groupe le 30 mars. Suivez leur aventure sur instagram : @projetvietnam