Clément Stoll double les plaisirs

Le pilote hoerdtois ne va pas chômer en 2021 : engagé en Superbike ainsi qu’en Endurance, Clément Stoll veut se rapprocher des meilleurs dans chaque discipline. Pour cela, il a été contacté par une écurie de renom. De quoi briller et assouvir quelques ambitions.

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Maxi Flash : Une clavicule cassée en août dernier, une chute pour finir la saison… Première question, comment ça va ? 

Clément Stoll : (rires) Ça va ! Tout est bien remis ! Avec ma fracture, je n’ai disputé que les deux dernières courses, et avec cette grosse chute sur la dernière, j’ai laissé le tomber le reste du week-end. Ce n’était pas la peine de prendre des risques. De toute façon, la moto ne marchait pas comme on voulait. 

Tu continues avec AM Moto Racing, mais en vitesse cette fois !

Ça fait 17 ans qu’ils faisaient de l’endurance, mais ça coûte trop cher. Ils préfèrent aller sur la vitesse. Je suis content parce que je retrouve la Kawasaki #3 ! Je la connais bien, elle me convient mieux. C’est un style de pilotage différent, et je suis beaucoup plus à l’aise que sur la Suzuki. 

Tu auras forcément des objectifs élevés en championnat de France de vitesse… 

Avec cette moto, c’est possible de faire de belles choses. Je vais jouer le titre en Superbike Challenger, c’est le classement des moins de 28 ans. Et pour le général, avec les pilotes d’usine, je vais essayer de me rapprocher des cinq, six premiers, dont c’est le métier. 

L’endurance, ça te connaît, et tu repars aussi sur le Championnat du monde. 

Je ne peux pas encore faire d’annonce tant que ce n’est pas officialisé, mais je peux te dire que je serai au guidon d’une Honda, au sein d’une écurie « historique ». Ça va me permettre de faire les quatre courses du championnat du monde : 24 h du Mans, 8 h d’Oschersleben, Bol d’Or et 12 h d’Estoril. Et cette fois ce sera dans la catégorie reine, l’EWC (Endurance World Championship), avec les meilleurs ! Là aussi, il y a les teams d’usine, mais sur les 24 h, on peut chercher un Top10… Et puis suivant les aléas de la course, pourquoi faire un peu mieux… 

On sent que l’idée, c’est d’aller matcher les meilleurs pilotes… À 25 ans, tu penses pouvoir encore intégrer une de ces équipes d’usine ? 

Ça devient de plus en plus compliqué, mais si ça se passe bien, que les chronos sont bons, ça peut encore ouvrir des portes. Il faut toujours y croire. En tout cas, je ne lâche rien. En endurance, ça se professionnalise, les places sont prises par des mecs qui arrivent de Moto GP ou du Superbike. C’est un peu l’année ou jamais. 

C’était comment 2020 avec le virus ? 

Le championnat n’a commencé qu’en août ! On a fait cinq courses seulement, il ne fallait pas se rater. Après… C’est déjà pas mal d’avoir pu rouler. Ce qui manque beaucoup c’est le public. Pas forcément pendant la course, mais quand tu arrives, que les gens viennent te voir… Aux 24 h du Mans, au départ, c’est 80.000 personnes qui sont là et qui chantent la Marseillaise, c’est quelque chose ! Là, c’était vide, ça faisait vraiment bizarre.   

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