Choisir le bon liquide de refroidissement pour votre voiture

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La neige, le froid, les journées courtes… Autant de désagréments qui compliquent la vie des automobilistes en hiver. Outre la nécessité de redoubler de vigilance en termes de conduite, les intempéries contraignent également le propriétaire attentionné à bichonner son véhicule. Quelles précautions prendre ? Quelles bons réflexes adopter ? Et que faire si la panne, fatale, survient ? Petit guide de survie hivernale…

Moins connu que l’huile de moteur, le liquide de refroidissement joue pourtant un rôle majeur dans le bon fonctionnement d’une voiture, même en hiver où il fait office d’antigel. Son choix ne doit donc pas être pris à la légère.

Il serait peu raisonnable de choisir une huile de moteur sans prendre le temps de vérifier si elle convient bien au moteur que l’on veut protéger. Son utilité est connue de tous et les conséquences fâcheuses d’une mauvaise gestion de l’huile font partie de l’imaginaire de l’automobiliste. Casser un moteur est une perspective pour le moins effrayante. Moins connu, le liquide de refroidissement ne bénéficie pas des mêmes soins. Pourtant, il s’agit d’un élément tout aussi critique. Son appellation pourrait faire penser qu’on en a moins besoin en hiver, mais c’est loin d’être le cas puisqu’il fait alors office d’antigel.

Comment fonctionne-t-il ?

Pour fonctionner, un moteur a besoin d’être porté à une température optimale, régulée par le thermostat. Lorsque le bloc est froid, celui-ci est alors fermé et force le liquide de refroidissement à rester dans le moteur afin qu’il monte le plus rapidement possible en degrés. Une fois la bonne chaleur atteinte, le thermostat s’ouvre et le liquide parcourt alors un chemin plus grand. Il va passer, entre autres, par le ventilateur et ainsi être refroidi par l’air généré par le mouvement du véhicule. Si le conducteur allume le chauffage, il passera aussi par un radiateur ventilé qui servira à la fois à faire baisser la température du liquide et à augmenter celle de l’intérieur. Une fois rafraîchi, le liquide revient dans le bloc afin de récupérer la chaleur et de repartir pour un cycle. L’absence de liquide, ou sa mauvaise qualité, peut ainsi entraîner des dommages irrémédiables pour le moteur. En théorie, de l’eau pourrait suffire à remplir toutes ces tâches, mais, dans la pratique, le circuit de refroidissement a besoin d’un fluide qui a plusieurs caractéristiques. D’une part, il doit avoir une température d’ébullition le plus élevée possible, afin d’éviter la surchauffe brutale du moteur ; d’autre part, il doit afficher une température de solidification (congélation) très basse pour éviter de geler en hiver. Enfin, il doit également assurer une action anticorrosion pour limiter tout risque d’oxydation.

Différentes technologies

Il faut ainsi s’assurer que son liquide de refroidissement intègre un antigel, un anticorrosif et de l’eau traitée. En la matière, il existe trois grandes technologies : la minérale, ou Inorganic Additive Technology (IAT), est utilisée pour les moteurs anciens mais incompatibles avec les exigences des moteurs modernes ; l’organique, ou Organic Additive Technology (OAT), possède une vocation universelle et a l’avantage de pouvoir être mélangée avec d’autres compositions ; enfin l’hybride, ou Hybrid Organic Additive Technology (HOAT), est en réalité un mix des deux premières élaboré pour répondre aux cahiers des charges de certaines marques. Au moment du choix, il faudra donc consulter son carnet d’entretien et bien suivre les préconisations du constructeur.

Il fut un temps où les liquides de refroidissement se distinguaient facilement par leur couleur. À la base, le produit est incolore, mais les industriels rajoutaient alors un colorant pour faciliter la vie de l’usager. Vert pour les solutions universelles, jaune pour les produits répondant aux normes de Renault-Dacia ou encore rose pour Volkswagen. Ce n’est plus le cas aujourd’hui et l’on peut trouver des produits de toutes les couleurs. Il faut donc se fier avant tout à la technologie utilisée.

L’objet de toutes les attentions

Il convient de contrôler le niveau du liquide de refroidissement de manière régulière (5 000 km). Pour cela, on opère avec le moteur froid : à chaud, le réservoir, qui sert aussi de vase d’expansion, est brûlant et tout contact avec la main entraînerait de graves lésions. S’il manque un peu de liquide, il est conseillé d’utiliser le même produit pour faire l’appoint. Au fil du temps, les propriétés anticorrosives et antigel du liquide de refroidissement faiblissent. Il est donc important de réaliser une vidange complète tous les deux ou trois ans.