Bischwiller – Un partenariat pour la réinsertion

Une convention de partenariat relative à l’accueil de personnes exécutant des peines de travaux non rémunérés a été signée le 16 octobre à Bischwiller par le maire Jean-Lucien Netzer, la procureure de la République au parquet de Strasbourg Yolande Renzi, et le directeur du service pénitentiaire d’insertion et de probation du Bas-Rhin Jean-François Fogliarino.

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La ville de Bischwiller a signé une convention lui permettant d’accueillir des jeunes faisant l’objet d’une mesure de Travail Non Rémunéré. / ©Ville de Bischwiller

Par cette convention, la ville de Bischwiller s’engage à accueillir des jeunes faisant l’objet d’une mesure de Travail Non Rémunéré au sein de ses services. La collectivité désignera un tuteur chargé de l’encadrement de la personne accueillie. Cette mesure est une alternative aux poursuites.

Contrairement au Travail d’Intérêt Général (TIG), le Travail Non Rémunéré (TNR) n’est pas une peine prononcée suite à une condamnation par un tribunal. Cette sanction est donnée par le procureur de la République avant que des poursuites ne soient engagées. Le recours au TNR permet de sanctionner la personne ayant commis une infraction, mais aussi de l’aider à se réinsérer en lui rappelant l’importance du travail et de l’intérêt général.
Cette mesure à forte dimension pédagogique prend tout son sens pour des jeunes impliqués dans des faits de faible gravité, notamment s’ils portent atteinte au respect de l’autorité publique ou s’il s’agit d’une première entorse à la loi.

Deux jeunes seront bientôt accueillis par la ville

Les objectifs du TNR sont multiples : promouvoir le civisme et l’intérêt général, réinsérer les personnes par le travail, prévenir les infractions par la pédagogie, valoriser la communauté et le vivre ensemble, et enfin, faire respecter l’autorité et le service public. Prochainement, la Ville accueillera deux jeunes majeurs issus du Bas-Rhin dans cette démarche de TNR : « Les jeunes intégrés à ce dispositif auront vocation à travailler 40 heures, principalement au sein des services techniques, les espaces verts ou la voirie, mais aussi à la piscine ou au stade pour l’entretien par exemple, en fonction des besoins de la ville et des compétences de chacun. L’objectif est de les accompagner, de les faire revenir sur le droit chemin », explique Maxime Van Caemerbeke, adjoint au maire chargé notamment de la Police municipale et de la sécurité civile.

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