BCGO : La nouvelle vague

Alexis Desinspringalle fait partie du nouvel effectif de Gries-Oberhoffen, profondément remanié à l’intersaison. Après une longue blessure à la cheville, l’ancien arrière de Quimper entend bien relancer sa carrière et permettre au BCGO de passer un nouveau cap.

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Maxi Flash : Alexis, est-ce que tu peux nous raconter un peu les coulisses de ton arrivée au BCGO ?

A.D. : Je me suis cassé la cheville à Quimper, et je sortais de six, sept mois où j’étais out. Je cherchais un club pour me relancer à la fois physiquement et mentalement. Coach Ludo (Ludovic Pouillard, l’entraîneur du BCGO, ndr) m’avait déjà contacté il y a un an, et j’ai vu avec mon agent. On m’a dit que c’était un coach qui faisait beaucoup travailler… Je ne suis pas déçu ! (rires)

Ludovic, un personnage…

Un personnage atypique ! On travaille très dur, plus dur qu’ailleurs, mais c’est le style de jeu qui l’exige. Il faut croire à ce qu’il te demande de faire pour ensuite bien le développer. En tout cas, j’ai vraiment bien accroché avec lui.

Il y a une marque de fabrique désormais à Gries, un style de jeu à respecter en quelque sorte…

Le coach a ses idées, mais on a nos caractéristiques, qui sont différentes de celles des joueurs de l’année dernière. Sincèrement, je m’en tape le coquillard de ce qu’ils ont fait la saison dernière. On ne doit pas gagner pour dire qu’on a fait mieux, on doit gagner pour nous. Le club, c’est nous, maintenant !

La saison dernière, le BCGO a accroché les play-offs presque sans le vouloir… L’idée, c’est d’y retourner en le voulant ?

Je le répète, on travaille très dur. Les résultats ne sont peut-être pas encore visibles, mais ça va payer plus tard. On pratique un jeu fatigant, qui demande beaucoup d’énergie, mais si le coach a pris onze pros, c’est aussi pour avoir de la profondeur de banc et tenir ce rythme plus longtemps.

À titre personnel, après cette grave blessure, comment te sens-tu ?

Je suis un peu dans le dur, en sortie de prépa, mais je suis content parce que je retrouve le rythme, le cardio… Quand tout ça sera bon, ça va aller comme sur un tapis roulant.

Et l’arrivée à Gries, ce petit village alsacien ?

Chaque déménagement est dur. Lille, Quimper, Gries, ça fait 3000km en trois ans. Après, je ne m’attendais à rien de spécial, je me concentre sur le basket. J’ai vu qu’il y a quand même quelques belles balades à faire, la tarte flambée, c’est pas mal. Mais ce qui m’a beaucoup plu, c’est la salle. Le parquet est très bon, c’est ce qui compte. Et j’ai hâte de découvrir l’ambiance que les supporters peuvent y mettre.