Basket – Une autre vision des choses

Nathan Striegel est basketteur, en Pré-Nationale au BCGO, coach des U15, étudiant en STAPS, et il revient d’un stage de trois mois en Tanzanie, à Mwanza, qui l’a changé. Le gamin de Gries, 21 ans, n’était jamais vraiment parti de chez lui.

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Nathan a pu participer à des entraînements et des matchs avec des équipes locales. / ©Dr

Maxi Flash : Dans quel contexte tu t’es retrouvé à faire ce stage en Tanzanie ?

Nathan Striegel : C’était dans le cadre de ma licence Staps en management du sport. Un étudiant en M2 a envoyé une offre et l’université nous a fait suivre. Il cherchait de futurs volontaires, et ça m’a interpellé, ça m’a parlé tout de suite. Partir trois mois en Afrique alors que je n’avais jamais vraiment voyagé de ma vie… Je me suis quand même renseigné sur la situation politique et économique. Je voulais vraiment tout connaître.

Quelles étaient tes missions sur place ?

J’en avais plusieurs. J’étais plutôt axé basket parce que c’est mon sport, mais j’ai aussi aidé au développement d’autres sports comme le foot, le volley ou le netball. L’association Sport Charity Mwanza y est pour construire des centres, des équipements. Moi, je m’occupais de la récolte de fonds, distribuer des ballons… On les récolte surtout en Allemagne, c’est là-bas que ça donne le plus. J’ai pu participer à des entraînements, les coachs me demandaient de faire des séances, pour transmettre ce qu’on apprend à nous, ici, en Europe. On a aussi organisé un tournoi de 3vs3 qui a eu beaucoup de succès.

Après avoir amené un bon nombre de ballons, il faut les gonfler…

Quels moments tu retiens ?

Ce sont tous les échanges. Et juste le fait de s’entraîner avec eux. C’est une autre mentalité, un autre jeu aussi, plus dur, plus physique, plus à l’instinct. Ils savaient que j’avais un bon niveau, ils ne m’ont pas fait de cadeau (rires). Je partage beaucoup la balle, je peux dire que ça m’a endurci (rires).

C’est une expérience qui t’a changé ?

Je reviens grandi, avec une autre vision des choses. Ils sont plus heureux, plus accueillants, alors qu’ils ont moins. Ils prennent du plaisir avec ce qu’ils ont, alors que nous, on veut changer nos chaussures au moindre problème. Quand tu vois les conditions de jeu, en extérieur, c’est fort ce qu’ils arrivent à faire. C’est sûr que je vais y retourner un jour. Je ne sais pas quand, mais j’y retournerai. J’ai fait une vidéo, et on m’a déjà contacté pour éventuellement monter des camps d’entraînement sur place. Ça me plairait énormément.

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