Doha : « Finalement, ça tombait bien de ne pas y être »

Le Brumathois Baptiste Mischler n’avait pas réussi les minimas du 1500m pour les Mondiaux de Doha. Vu les polémiques et les conditions, l’Espoir tricolore fait au final preuve de philosophie.

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Il était triste Baptiste. Triste d’une 4e place aux championnats d’Europe Junior cet été alors qu’il visait un podium. Triste de ne pas avoir non plus décroché sa qualification pour les Mondiaux (Senior) de Doha. « Pour la fierté personnelle, c’est dommage », concède le Brumathois.

« Mais vu les conditions climatiques, les chauds-froids, la date assez tard dans la saison, je me dis que finalement, ça tombait bien de ne pas y être. » Les échos envoyés par les copains de l’équipe de France – notamment Alexis Miellet, son pote du 1500m – lui ont plutôt fait relativiser de ne pas être au milieu du désert pour une compétition. « Oui le stade est climatisé, mais pas celui d’échauffement. Ils passaient de 45° à 25°… »

Un heureux événement prévu dans neuf mois

Pendant ce temps, Baptiste Mischler terminait ses vacances et reprenait l’entraînement avec un objectif très précis, « les JO de 2020. C’est dans neuf mois, j’ai le temps de bien me préparer. » Les premiers signes sont plutôt positifs. Carrément même.

Pour sa course de rentrée, aux championnats de France du 10km, le Bas-Rhinois réalise un joli 30’40’’, soit 39 secondes de mieux que l’année dernière au même moment, dans les mêmes conditions. « C’est encourageant, ça veut dire que le curseur monte petit à petit, que mon minimum est un peu plus haut… »

Pour les Jeux olympiques, tout se jouera sur une course, fin juin, lors des championnats de France Elite. Baptiste préfère en sourire : « Jouer une telle compétition sur du one-shot, c’est rageant, et en même temps, c’est toute la beauté de la discipline. Il faut arriver avec le bon état de forme, le bon jour. »

Baptiste a donc peaufiné son programme, entre le Championnat d’Europe Espoir de Cross en décembre et le Championnat de France fin février, avant de réattaquer la saison estivale.

« Il faut faire correctement ce qu’on sait faire. On ne va pas non plus chambouler toute la préparation, mais en année olympique, il faut être prêt au bon moment. Comme en foot, il faut être au top pour les quarts, les demies et la finale de la Ligue des Champions. »

Entre une coupe aux grandes oreilles et une médaille autour du cou, Baptiste Mischler a en tout cas déjà fait son choix.