Au nom de la continuité écologique

Des relevés topographiques sont actuellement effectués sur le Falkensteinerbach sur les communes de Gundershoffen, Reichshoffen et Niederbronn-les-Bains. Une étude qui s’inscrit dans le cadre d’un plan de restauration des cours d’eau sur le territoire.

434

La continuité écologique renvoie à la libre circulation des organismes aquatiques le long des cours d’eau (accès aux lieux de reproduction, d’alimentation, d’abris, de croissance), au bon fonctionnement des réservoirs biologiques ainsi qu’au bon déroulement du transport sédimentaire.

Or, cette continuité peut être perturbée par les activités humaines et notamment par les ouvrages type barrages, ponts, digues. Ces obstacles dégradent non seulement l’équilibre de la rivière et sa biodiversité (pontes qui échouent, espèces qui disparaissent). Mais entraînent également l’érosion des berges ou encore l’augmentation du risque d’inondation. C’est pourquoi, depuis quelques années, une politique de restauration de la continuité écologique est mise en œuvre par la France.

Première phase d’analyse

«C’est un enjeu majeur dans les Vosges du Nord. Sur le territoire, d’anciens seuils dus à la guerre, aux anciennes forges, aux scieries empêchent le bon transit sédimentaire et la libre circulation de la faune piscicole», explique Adeline Eberlé, chargée de mission GEMAPI (Gestion des Milieux Aquatiques et Prévention des Inondations) et développement durable à la Communauté de Communes du Pays de Niederbronn-les-Bains. D’où l’importance du plan de restauration du Falkensteinerbach sur le territoire de la CCPN qui s’étend sur 15 km.

Ces relevés topographiques, menés par l’entreprise GEOFIT sur une durée de 4 mois, correspondent à la première phase d’analyse. « À l’issue de celle-ci, il sera possible de déterminer les projets à mener et les travaux à effectuer », conclut Adeline
Eberlé.   

CONTENUS SPONSORISÉS