Alfonso, à l’arrêt pour mieux avancer

Le chef de chœur et créateur des Gospel Kids a trouvé de quoi s’occuper malgré des répétitions totalement à l’arrêt depuis bientôt un an. Mais il garde son éternel sourire comme un rempart au découragement.

475

Les Gospel Kids, c’est pas moins de 300 gamins répartis sur Haguenau, Illkirch, Hautepierre et Orangerie. Des répétitions, à 70 ou 80, des chorales, des concerts dans des églises blindées. Alors avec le premier confinement, tout s’est mis en stand-by. 

« À ce moment-là, je me faisais opérer des cordes vocales », se rappelle Alfonso Nsangu, le créateur de l’association il y a plus de 15 ans. « Je me dis que ça tombe bien, mais j’ai été très perturbé quand j’ai compris que ça allait durer, qu’on n’allait pas pouvoir reprendre tout de suite. » Après avoir repoussé, une fois, deux fois, Alfonso a décidé que les cours ne reprendraient physiquement qu’en septembre prochain. « Comment veux-tu faire pour chanter avec des masques, et comment peut-on respecter les distances avec une chorale ? » 

Alfonso le grand frère

Mais pour autant, cet arrêt forcé a été l’occasion d’avancer aussi sur un autre projet – même s’il a aussi pris du retard : l’album de Génération Gospel Kids. « Ce sont d’anciens membres de la troupe, qui sont adultes aujourd’hui. Ils ont entre 25 et 30 ans, et ils reprennent les grands tubes des Gospel Kids, le tout remis en musique par huit musiciens de la région. Ça sonne vraiment bien ! » 

Malgré les mesures restrictives, les enregistrements ont pu avancer par petits bouts : d’abord les musiciens, puis les solistes, qui sont en cours de sessions. Pour les chœurs, c’est plus compliqué. « On espère pouvoir enregistrer en deux fois, lors des vacances de février, puis lors des vacances de Pâques, et si tout se passe bien, sortir l’album en juin. Mais ça, c’est vraiment dans le meilleur des cas. » 

Accessoirement, Alfonso est devenu référent socio-éducatif auprès du centre de formation du Racing Club de Strasbourg. Des jeunes confrontés à la concurrence, souvent loin de leurs familles… 

« Je les fais chanter, ça se passe bien », rigole Alfonso, le grand frère. « On a enregistré l’hymne de la Racing Mutest Academy, et on va bientôt tourner le clip. Je suis dispo pour eux, on fait des ateliers cuisine, cinéma, on parle. Ils pensent à autre chose, ça leur fait du bien. » Avec sans doute ce leitmotiv en tête, cher à Alfonso : le sourire, c’est gratuit.  

CONTENUS SPONSORISÉS