Alexandra Kandel, « un chef d’orchestre qui crée une jolie musique entre animaux et humains »

Alexandra Kandel, originaire de Morschwiller, est auxiliaire de puériculture et aide-soignante. Elle est également monitrice et animatrice-assistante d’équitation. En 2019, en souvenir d’une petite patiente qui rêvait de voir un jour ses chevaux, elle a créé l’association Le paradis de Margot. Celle-ci œuvre pour le développement psychomoteur de l’enfant et de l’adulte à travers la nature et les animaux.

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Les animaux et vous, c’est une longue histoire.
Oui, mon père était éleveur de chevaux ici, à Morschwiller. Il y a chez nous des chiens, chevaux, poneys, lapins, chèvres, ânes, poules, canards, oies. Avec ma famille et les bénévoles de l’association, qui sont formidables, nous créons de nos mains tout ce qu’il faut pour leur confort.

Et vous partagez ce petit paradis avec les visiteurs ?
Sur rendez-vous, les gens viennent pour apprendre à gérer leur stress ou reprendre confiance en eux au contact des animaux, ou pour travailler des disciplines équestres. Ma mère a aussi créé des gîtes, où des personnes viennent pour se ressourcer ou pour me rencontrer. Ce sont mes parents qui m’ont transmis le sens du partage.

D’où viennent tous vos animaux ?
Certains étaient malades ou maltraités. Je les ai accueillis, soignés, et je leur ai tout appris. Maintenant, ils transmettent des choses aux humains. Nous accueillons des gens différents, des cavaliers expérimentés comme des personnes qui ne sont pas habitués aux animaux. Pour chacun, je fais appel à un autre animal, une autre méthode.

Comment avez-vous appris ces méthodes ?
J’ai suivi différentes formations, sur la préparation des chevaux, le dressage, la communication animale. Moi-même, j’ai bénéficié de l’aide de mes animaux quand j’ai eu besoin d’une rééducation ! Grâce à l’association, je veux montrer que tout est possible, et mon souhait est que les gens soient heureux.

Avez-vous des projets pour l’avenir ?
Oui, nous voulons aller dans les maisons de retraite une fois par mois, avec les poneys ou les lapins, et créer une salle de repos où les poneys pourraient être en liberté avec les gens. Pour cela, nous avons demandé une subvention. Ici, nous sommes tous bénévoles. Ce sont les dons qui nous permettent de soigner les animaux.

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