40 ans, l’âge du tournant

Le TC Soufflenheim fête ses 40 ans. Un bel âge, mais qui devrait rapidement s’accompagner d’un grand changement. Le nouveau souffle arrivera peut-être par le padel.

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Au lendemain d’un samedi de fête, il faut aussi savoir se tourner vers l’avenir. Les 40 bougies soufflées, c’est une chose, arriver aux 50, s’en est une autre. Sans dramatiser la situation, le TC Soufflenheim est comme tous les clubs de patelin, quel que soit le sport, il doit trouver la relève !

« Les jeunes, ils payent, ils jouent, ils partent… » regrette le président Serge Moreau,
40 ans de présence au club (100% de réussite), dont 37 au comité. « Dans les sports collectifs, il peut y avoir de l’émulation, un ou deux mecs qui entraînent les autres… Au tennis c’est plus délicat. Il faut motiver les jeunes pour participer à la vie du club. » Si Serge n’a pas encore l’intention de passer la main, il a évidemment noté que le comité vieillissait avec le club.

D’ici, même sans être dans une structure comme Haguenau ou Bischwiller, beaucoup de bons joueurs ont émergé, montant jusqu’à 0 au classement. Au plus haut, on a compté à Soufflenheim 147 licenciés – c’était il y a une vingtaine d’années – contre 80 aujourd’hui. L’école de tennis tourne bien, avec une quarantaine de gamins, mais « c’est difficile de les garder. On les perd quand ils partent faire leurs études. À partir du lycée… »

Le padel en remède magique ?

Alors comme beaucoup de clubs de tennis qui essayent de survivre, de se réinventer, on lorgne du côté du padel, ce sport de raquette qui fait un peu figure de nouvel eldorado de la balle jaune. « Au tennis, il y a une crainte liée à la peur de ne pas savoir jouer, de devoir prendre des cours… Le padel est plus accessible plus rapidement. C’est affilié à la FFT, et donc avec la même licence vous pouvez jouer au tennis et au padel. On va essayer d’aller là-dessus pour récupérer des familles, des jeunes. »

Mais le padel va-t-il sauver les clubs au détriment du tennis ? « Je ne le vois pas comme ça », tempère Serge Moreau. « Celui qui joue au padel, déjà, il est au club. Il peut avoir envie de taper la balle sur un court de tennis. Ce qui est important, c’est que la vie du club soit là. On peut louer le club house, il y a un terrain de pétanque à côté, on peut créer un espace familial… » Le padel servirait donc à redynamiser la vie du club, en motivant également les « purs » amateurs de tennis.

« On sait ce que ça coûte »

Le hic, évidemment, c’est le coût de l’opération. « On a un devis, on sait ce que ça coûte », commente sobrement le président du TCS. « Financièrement on est pas trop mal, il faudra qu’on vote ça en comité, et qu’on voit qui peut nous accompagner sur ce projet. »

Si le monde était parfait et que tout se goupillait comme Serge l’imagine, les premiers échanges de padel à Soufflenheim pourraient avoir lieu au printemps 2020. « On serait les premiers du secteur, ça ferait forcément du bien au club. »